les usagers de la maison pour sans abris de chicoutimi

portraits simples, émotions intenses


𝐶𝑜𝑚𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑑𝑒 𝑓𝑜𝑖𝑠 𝑎𝑠-𝑡𝑢 𝑖𝑔𝑛𝑜𝑟𝑒́ 𝑢𝑛 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑜𝑢 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑡𝑒 𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑎𝑖𝑡 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑓𝑜𝑟𝑡𝑢𝑛𝑒́?

Plus tôt cet hiver, Andréa, intervenante à la Maison des Sans-Abris de Chicoutimi, m’a demandé de venir photographier les usagers. Tout simplement.

Des photos honnêtes, sans artifices et toutes en simplicité de gens pour qui ce même mot prend tout son sens.

N’allez pas croire qu’ils sont simplets, ce n’est pas ce que j’entends dire. Ils sont tout autant sinon plus critiques que vous et moi! Ils en ont vu des affaires, pis ils en ont long à dire. Ils sont enrichissants.

Certaines histoires sont tristes oui. D’autres, sont drôles et d’autres plus macabres. Mais, pourquoi ne pas les entendre? La prochaine fois qu’ils vous font un compliment, qu’ils vous saluent, pourquoi ne pas leur tendre l’oreille, vous verrez bien. Ils ne mordent pas. Pas plus que bien des hommes et des femmes de « rangs » plus élevés.

Je sais que plusieurs visages vous sont familiers si vous avez souvent affaire sur la rue Racine et les environs. Souriez-leur! Ils existent, le saviez-vous?

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En tant que photographes on a le pouvoir de mettre en lumière toute sorte de choses. De rappeler, par la voie des yeux, que certaines choses existent.

Mes photos se veulent des fenêtres dans leur plus profond intérieur. Regardez les détails. Lisez l’histoire de leurs rides, de leurs sourcils mais surtout de leurs yeux.

Qu’est-ce que vous voyez?


Inspiré du travail exceptionnel de Brandon Stanton d'Humans of New York - Humans of New York